
Le « made in France » est souvent perçu comme un gage de savoir-faire et tradition, surtout lorsqu’il s’agit de produits de bouche (vins, champagnes, fromages…) ou de luxe (mode, bijoux, maroquinerie…). Et plus récemment des jeux vidéo, tel que la franchise d’Assassin’s Creed (par Ubisoft, studio français) ou le jeu Clair Obscur. Expédition 33, qui a raflé 9 prix aux Game Awards de Los Angeles dont le prestigieux « jeu de l’année » (décembre 2025).
Mais le « made in France » peut encore témoigner d’une volonté de défendre le patrimoine culturel ou économique français. Ainsi, Arnaud Montebourg, ancien ministre, qui défend déjà en 2012 le « made in France » en marinière à la une du supplément week-end du Parisien et souligne « l’importance du patriotisme économique et de la reconstruction nationale ». Ou quand en 2018, le Président Emmanuel Macron lance le Sommet « Choose France », accueillant depuis industriels, investisseurs et chefs d’entreprises du monde entier au Château de Versailles.
Enfin, le « made in France » n’échappe pas aux rouages de la géopolitique. En janvier 2026, le Président des USA Donald Trump menace de taxer de 200% les vins et champagnes français. Déjà en 2003, lorsque la France s’oppose à Washington sur l’intervention militaire en Irak, un appel au boycott de produits français est alors porté par des représentants du Congrès et relayé dans plusieurs médias, sous forme d'annonce dans des journaux : « Boycottez tout ce qui est français, de leurs fromages gluants à leurs vins hors de prix » (Source : France Inter, 27 octobre 2020).
- DozentIn: Virginie Wichert
